Grand Artiste Peintre Andre Elbaz né à EL Jadida

1934 – Ne le 26 avril à El Jadida, André Elbaz est le troisième enfant d’une famille qui en comprendra sept. Son père, Elie Elbaz est l’un des premiers photographes marocains. Egalement conteur, violoniste, luthiste, il dirige l’orchestre andalou d’El Jadida.
1942 – La famille déménage a Casablanca pour soigner l’asthme que leur fils a contracte des son jeune age. Au retour d’une séance de soins à l’hôpital, son père et lui sont surpris par une violente defragration. Arrives au domicile familial, non loin du port, ils trouvent le carrelage jonche de cheveux épars, de pompons et de lambeaux de tenues de marins. Le “jean Bart” venait d’être dynamite par des avions américains.
Cette même année, la famille retourne à El Jadida, au 27 de la rue El Hadjar, la rue des Menuisiers.
1944-48 – A partir de l’age de neuf ans, il va beaucoup au cinéma et ne rêve que de théâtre. Avec des camarades de son age, il met en scène des spectacles pour enfants et donne des représentations dans son quartier.
1955 – À vingt ans, il est choisi parmi les étudiants du cours de théâtre pour faire deux tournées avec la Comédie française (Rabat, Casablanca, Meknes, Fès, Tanger, El Jadida). Il se lie d’amitié avec le couple Jean Davy et Odile Mallet. Quelques mois plus tard, il est sollicite par la troupe Le Plateau pour mettre en scène “La Station Champ Baudet” d’Eugène Labiche ou il tient le rôle du valet.
Il crée des affiches pour ce spectacle et, à l’initiative du directeur de son école, Georges Mathieu, il réalise ses premiers collages.
1956 – Dirige une imprimerie a El Jadida puis devient l’assistant d’un décorateur étalagiste.
1957-60 – Trois années de travail intense. Cherche a quel maître se rattacher.
Aime Dufy, Matisse, Braque, de la Fresnay, Rouault, Picasso, Turner, mais sa propre peinture est celle d’un débutant plutôt classique. Son atelier se trouve dans le VIe arrondissement. Ses premières huiles sont des Clowns, des Cirques, des Ponts de Paris. Il fréquente la Grande Chaumière et dessine d’après nature.
1958-59 – Il habite rue Freycinet, non loin du Musée d’art moderne ou il découvre la peinture contemporaine.
Il s’inscrit à l’atelier Pierre-Eugene Clairin à l’Ecole des Beaux-Arts.
Il termine sa série des Cirques avec La Mort du clown. Voyage au Havre pour dessiner et peindre plusieurs Compositions marines. Puis il entreprend une série dans laquelle il n’utilise que la couleur blanche. Expose au Salon des Superindependants, au Salon de l’Ecole française, au Salon d’Hiver, à la galerie Tonalites, galerie Dauphine.
1960 – Premier voyage en Espagne Visite le Prado, découvre Le Greco, Vélasquez, Franz Hals, La piéta de Van der weden, mais sa plus grande rencontre, au milieu de ces chefs d’oeuvres, est avec Goya.
Février 1960 – Henry Michaels organise une première exposition privée de ses travaux.
Le 29 Février, le tremblement d’Agadir est pour André Elbaz qui vit à Paris un grand bouleversement. Une seriez sur la ville détruite et les glissements de terrain l’occupent pendant plusieurs mois. C’est ainsi qu’il entre dans la peinture abstraite.
Au cours d’un séjour a Conflans-Sainte-Honorine, il pose sont chevalet et peint l’avant de deux péniches sur la Seine. A son insu, il se relie a une nouvelle forme d’abstraction, l’abstraction lyrique, et poursuit cette seriez.
Rencontre, rue de Seine, les tableaux de Nicolas de Staël qui lui semblent se relier a la nouvelle direction qu’a pris son travail. Pour plusieurs années, de Staël devient son unique referant. Apres les toiles sur le thème du tremblement de terre et de la destruction, il recompose la Ville. C’est la seriez Les Murs de Paris qu’il expose au Salon de la Jeune Peinture française.
Il présente des travaux au concours du Prix Mangin organise par la Galerie de Paris que dirigent les héritiers du peintre impressionniste Henri Mangin. Il est classe second par la critique, mais premier par le directeur de la galerie qui lui propose un contrat.
1961 – Lors de la deuxième Biennale de Paris, alors qu’il est un des peintres qui représentent le Maroc, l’historien et critique d’art Gaston Diehl, attache culturel français au Maroc, découvre ses toile et l’invite a faire une seriez d’expositions dans les Instituts français a travers le Maroc. Il rentre au pays.
1962-63 – Farid Belkhaia, qui vient d’être nomme directeur des Beaux-Arts à Casablanca, le sollicite pour enseigner la peinture.
1964 – À Londres, il entreprend une série de collages a partir de grandes photos de machine a écrire Olivetti.
1964-65 – La Zwemmer Gallery, “première galerie à exposer Picasso en Angleterre” lui ouvre ses cimaises. C’est une grande réussite. L’un de ses collectionneurs, S. Morgan, acquiert 31 oeuvres.
Pour ses 31 ans, les Winklman lui font rencontrer Harry Abrahams, le célèbre éditeur d’art new-yorkais, qui choisit pour sa collection 13 oeuvres.
L’été de cette même année, il fait découvrir la Grande Grèce aux membres du Club Méditerranée.
Sa rencontre a Corfou avec les Juifs grecs survivants des camps nazis sera décisive pour la suite de son travail ouvrant une nouvelle dimension a son oeuvre celle du “Défi a la barbarie”
1966 – A la demande de Pierre Schaeffer, il réalise pour le service de la recherche de l’ORTF, a partir de ses dessins et en s’appuyant sur un Oratorio de Schoenberg, un court métrage, la nuit n’est jamais complète, qu’il dédie a S.M.Mohamed V pour la protection dont a joui sa communauté au Maroc pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Le film sera prime à la cinquième Biennale de Paris et représentera la France au Festival du Court-métrage de Tours.
Noël 1967 – Invite par la télévision française avec des artistes a créer un jouet en présence d’enfant le jour de Noël, il met au point une technique qui permet de peindre en grand format a partir de l’ombre portee de modèles. C’est à partir de cette séance qu’il élabore l’approche de thérapie par l’art, le pictodrame.
1969 – Il épouse Françoise. Tous deux partent en voyage de noces au Maroc puis vont s’installer a Montréal ou l’Office National du Film lui propose de réaliser des courts-métrages.
1971 – Il peint des architectures qui se décomposent, tourne un court métrage d’animation avec des oeufs. Achève un porte folio de vingt sérigraphies intitule SEULS. avec des textes de Mao, Latham et de Elie Wiesel.
Entre dans la collection du Musée des Beaux-Arts de Montréal et dans les collections particulières de l’Université de Montréal et de York University, Ontario.
1973 – Retour a Paris. Il reprend son travail d’éducateur, enseigne le théâtre et le mime. Met au point le pictodrame.
Fait partie des acquisitions de “The Israel Museum, Jérusalem. Entre dans la collection du chancelier Willy Brandt.
1973 – Une partie des sérigraphies du porte folio SEULS est exposée à la Bibliothèque Nationale (Paris) avec les nouvelles acquisitions.
1975 – Il se voit attribuer pour 99 ans (bail emphytéotique) un atelier à La Ruche, la fameuse cite d’artistes construite après l’Exposition au Centre Rachi.
Il entreprend une série de dessins sur l’oppression, Le Silence impose, et sur Oedipe, roi de Sophocle.
1976-1988 – Pendant ces douze années, André Elbaz se consacre essentiellement à l’art thérapie.
1976 – Expose à l’Université CEST point F à Paris – Centre Edmond Fleg, Marseille. Galleries de l’Office du Tourisme, Aix-en-Provence.
1981 – Congres National de la Psychopathologie de l’Expression au Centre hospitalier de l’Université de Lille. Sa Conférence – Pour que l’image émerge… Mise en jeu de l’induction et du transfert dans l’émergence de l’image… ” Parait dans Expression et Signe, numéro spécial de la revue Psychologie médicale.
1985 – Expose 35 encres au Musee Yad Vashem, Jerusalem. Entre dans la collection de ce musée.
1986 – Nouveau tournant décisif dans son oeuvre : invite a Strasbourg par son amie Sonia Gerber pour prendre part a un stage de fabrication de papier, il découvre les possibilités qu’offre a sa création ce nouveau matériau. Lui qui ne voulait plus peindre à l’huile s’enchante des belles matières que lui permet la fibre végétale. Il se retire peu a peu de son travail de thérapeute pour reprendre son activité plastique avec ce nouveau medium.
1988 – Invite par le Neuro Psychiactric Research Institute, Seiwa Hospital, Tokyo, a parler du pictodrame, et par la Chukyo Women’s University, Nagoya, a présenter sa démarche avec le tir a l’arc.
1989 – Retourne au Japon. Expose ses travaux a base de fibres végétales a la galerie Nisch Azabu Asacloth. Le Musée Mari mura acquiert l’une l’elle.
Il expose ses Villes orientales chez des amis à Park Avenue, New York.
1990 – Dans le cadre de la Biennale du Film d’Art, le Centre George Pompidou pressente une rétrospective des films d’André Elbaz. Parmi ces films, La nuit n’est jamais complète, l’Homme a la bouteille, Le Psychanal’oeuf, Les Mobiles de Calder au Moma ou Faites le vent vous mêmes…
Expose à Seibu Gallery, Tokyo
Commande de onze vitraux pour la Synagogue de Deauville.
1991 – Dans son nouvel atelier a Montréal, il entreprend une série de dessins pour l’édition d’un porte folio destine a commémorer le cinquième centenaire de l’Inquisition.
1992 – Réalise le porte folio – De feu et d’exil (textes de Francois-Marc Gagnon, Shmuel Trigano et Naim Kattan).
A Narbonne, il poursuit sa création a partir de fibres végétales (lin, abaca, chanvre, sisal)
Expose a la Salla dei Congresii, Milan, Casa della Cultura, Livourne, Carlton Center, Ottawa, Bibliothèque de l’Université d’Ottawa, Jewish Library, Montreal.
Françoise Elbaz soutient à Paris VII sa thèse de doctorat en Sciences de l’Education sur Les Processus de symbolisation, avec, pour principal terrain d’observation, l’approche du pictodrame.
1993 – Identité et Altérité, exposition a l’Unesco.
1994 – Retour en France. Retrouve son atelier de la Ruche et commence a classer son oeuvre (préparation d’un catalogue raisonne).
1995 – A Narbonne, il entreprend, sur un papier de soie japonais de grande dimension, une série de fresques qui font suite a ses travaux de war artist. Ces papiers très fins seront maroufles par la suite sur de grandes toiles.
1996-99 – Séjourne entre Paris et Narbonne. Avec Françoise Elbaz, il entreprend un livre sur le pictodrame, Les Choses cachées dans l’ombre. Ils écrivent également une monographie, La Jeune Fille et le Houppier sur les possibilités qu’offre le dessin pour redevenir sujet de son existence par-delà la maladie.
Novembre 1998 – Pour l’ensemble de son oeuvre sur le silence impose, les oppressions, les guerres, les génocides, la Fondation J. Buchman lui attribue le Prix de la Mémoire.
1998-99 – Invite d’honneur du Musée d’Epinal, sur le thème du Défi a la Barbarie.
Poursuit la série Vestes et Médailles, sur le thème de la Première Guerre Mondiale. Trois de ses oeuvres sont un hommage à la mémoire des soldats marocains morts à Verdun.
Début des séries La Fin des typographies, Chemins et Robes, à partir de fibre végétale.
2000 – Cinq triptyques en guise de retrospective au Memorial du CDJC, Paris
Commence alors a Narbonne l’une des périodes les plus fructueuses sur le plan de la création. Il abandonne progressivement la couleur que les gris et les noirs viennent remplacer. Revient vers une géométrisation des formes, après un passage par des travaux blancs sur blanc.
2001 – Projection a la Sorbonne de son film La nuit n’est jamais complète dans le cadre d’un festival consacre a Schoenberg.
Début de la série Anamorphoses.
2002 – Exposition a la Galerie Mabel Semmler, Paris. Ses grandes fresques accompagnent la présentation de l’ouvrage Ces Lois inconnues, Pour une anthropologie du sens de la vie de l’historien d’art M.F.Gibson, qui réserve un chapitre de son livre aux toiles exposées.
En juin, à la Maison de la Bibliophilie, le Mai des Montparnos 2002, exposition des peintres de la Ruche, Livres d’artistes, livres partages.
Nouvelle période ou destruction et création se rejoignent. Nouveau tournant dans l’oeuvre. Confronte, avec le début du troisième millénaire, aux modes de destruction qui déstabilisent les continents, il éprouve plus vivement que jamais la nécessite de rendre compte de l’époque. Dans cette perspective, il ressort ses dessins, les déchire, les découpe et poursuit la seriez intitulée L’Exécution de l’oeuvre, correspondant a plus de 621 dessins détruits.
2003 – Seriez sur les architectures anamorphosiques et des balises.
Le Musée d’Histoire contemporaine (Musée des Deux Guerres Mondiales, Paris) acquiert deux grands Papiers en fibre végétale.
Commence la seriez des Lacérations sur les thèmes des architectures anamorphosiques et des balises
2004 – Participe a une émission de la Télévision marocaine sur l’oeuvre maintenant internationalement connue de Chaibia et à une Journée d’hommage à la grande artiste, dans leur ville commune d’El Jadida.
Invite à Settat au Festival des Arts plastiques, ou il rencontre les nouvelles générations des peintres marocains. Encourage par le critique d’art, Aziz Daki, il acide de revenir exposer au Maroc.
Mai 2004 – Conférence et présentation de courts métrages dans le cadre du colloque La Mémoire par le rebut au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, Paris.
Présentation de la bande annonce du film en court de montage de Jeremy Cohen sur L’Exécution de l’oeuvre.
Septembre 2004 – Conférence à Paris VII dans le cadre d’un colloque Clinique de la responsabilité, éthique et loi (Université européenne d’été) publiée sous le titre Impasses et issues, vers un travail de mise en sens par l’intermédiaire du dessin.
2005 – Invite à Naples par l’Université degli studi di Napoli Frederico H. au département de Filosofia A. Aliotta, sur le thème “Peut-on peindre les catastrophes et les guerres ?”
Entreprend avec Françoise Elbaz l’écriture d’une pièce de théâtre, Oedipe ou les silences de Sophocle.
Poursuit sa série Anamorphoses.
Expose en décembre avec son amie Martine Martine a la Galerie Nicolas Deman a Paris, ou il presente un grand triptyque de fibres (Paysages) et une série de petits portraits (Visages).
2006 – Pour son soixante-dixième anniversaire, quatre Instituts Français du Maroc presentent une rétrospective des travaux d’Andre Elbaz réalises depuis 1985. El Jadida, recevra les travaux a base de fibre végétales ; Casablanca presentera les Urnes et les Lacérations ; Rabat, les grandes toiles qui dénoncent les massacres et les guerres ; Fès, la série des Villes Orientales.

wordpress theme by initheme.com